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| C'est bien d'avoir vécu un week-end Land 'authentique' dans l'amitié et la convivialité. Sans oublier une organisation parfaite qui a merité l'admiration et les remerciements de tous les participants. Vivement le Bann'cinq ! |
| Le Vendredi
matin, qui s’annonçait beau, je me suis affairé à
charger la fidèle 109 V8 à Annette d’une brosse à
dents, 50 kg d’outils, 500 kg de pièces de rechange, une
tonne de caméras et les légumes nécessaires à
la soupe. Photo: une belle
Stage One enfleurie! |
Nous
faisons partie du groupe à Jérôme qui commence par nous
mener à une station-service pour qu’on donne à boire
à nos montures et ou nous assistons à une démonstration
du fonctionnement du système de vérification automatique du
niveau d’huile moteur d’une 88 diesel (photo): s’il n’y
a rien par terre, c’est qu’il n’y a plus d’huile. |
![]() Le soleil brille, les chemins sont beaux mais un peu secs à mon goût: pas besoin de bloquer le diff central. Un petit passage boueux ne nous laisse même pas souiller nos brodequins et les moquettes restent propres dans toutes les Series. Ça passe comme une lettre à la poste. On ne se hâte surtout pas. Balade paisible, idyllique presque, brins de causette en cours de route, des enfants descendent de voiture pour cueillir des fleurs, le V8 tousse de temps en temps faute de tours/minute, on prend même soin de ne pas écraser les ver(t)s qui croisent notre chemin en route vers la Mare Aux Canards De La Mort Qui Tue, à côté du Monticule Qui Accroche, pas loin de la Prairie Du Dévers A Gauche, juste en-dessous de la Pente Qui Descend Vers Le Bas, avant la Montée d’en Haut. Du sec de chez Buvard Père. Pas glop, me dis-je, mais on reste tout bonnement accroché sur le monticule mentionné plus haut. GRRR. Donc, glop quand-même. Annette passe habilement la marche arrière, se relance, et passe comme tous les autres. Le monticule accroché et passé, la première 88 se plante joyeusement dans la petite mare et nous la sortons de là, toutes forces réunies. Annette (et quelques autres) garnissent leurs châssis de légumes dans la même mare. Ensuite, on fait tout le tour de la zone trial, sans problèmes, on s’amuse bien. Tous passent. Cependant, il y a quelque chose qui me chiffonne: ça passe trop bien. Tom, l’Allemand, me demande quelle serait l’inclinaison latérale que peut prendre une Land. Je lui réponds: 45 º. en statique (35º en dynamique lent). Sur quoi je démarre la 109 pour faire un petit tour du trial tout seul et je me ventouse un vieux clinomètre sur le pare-brise, question d’en avoir le coeur net. Si Bruno et Jérôme ont fait un parcours ‘prudent’ je mesure une moyenne de dévers de, disons, 40 deg. Ce qui veut dire que tout le monde a joyeusement fait un parcours trial ‘limite’ sans s’en vraiment rendre compte, ce qui ne peut qu’argumenter en faveur des ressorts à lame, beaucoup plus rigides (et donc beaucoup plus stables) que les hélicos des Defs et autres. J’en suis certain que le premier Def qui fait le même parcours se couche sur la portière gauche au premier essai ! Heheheh. |
![]() Tous, le sourire d’une oreille à l’autre, au visage, rentrent au bercail. Pas de casse. Si le château de Bannegon offre un cadre unique pour un rassemblement, sa cuisine Sarrasine n’en est moins spéciale: une pièce voûtée dont l’apex fait cheminée. Il en reste trois en France qui sont opérationnelles. Ceci veut dire que le feu est fait au beau milieu de la pièce, le cuisinier peut évoluer autour. La pièce entière fait cheminée ! Repas du soir délicieux, bon vin, fromages de qualité. Le tout agrémenté des chants angéliques des Nobles Dames de l’Organisation. Nous ne parlerons point des élucubrations ébriées des deux autres ‘chanteurs’. Le repas dura ce qu’il dura et je me réveillai le lendemain mâtin, dans le brouillard flamand. Ah non, nous nous trouverons en Ecosse peut-être, la visibilité était environs 5 m. Re-caoua, re-thé, re-boulangerie, re-GDB. Bruno et Jérôme nous sauvent en mettant en route la balade du Dimanche mâtin: courte, promenade dans la forêt (à pied), la prise d’air rafraîchissante et, ô combien, nécessaire. |
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<- Les jeux de dimanche |
Retour au château,
adieux ‘officiels’, 34 lands présents. Pratiquement tous
les modèles représentés dont: 1
107 sw (coupe « coup de coeur » pour une restauration respectant
l’esprit et joliment réalisée par Guillaume),1 Dormobile 6cyl (prix de l’originalité pour une Land de marque Dormobile et en état de neuf amenée par Michel), 1 109 pompier (prix de l’originalité),Bravo François pour la mise en route de la moto-pompe! 1 109 ambulance (prix de l’originalité) et avec le A collé à l’arrière car Sylvain est jeune conducteur ! 1 80’ de 1949(médaille de la land la plus anticonformiste: pensez, époussetée le matin, son propriétaire, Raymond n’a pas hésité à la mettre dans la boue l’après midi, ce qui fait de lui un collection de la race des purs, un anticonformiste comparé à la multitude de collectionneurs « musée » ;-) ), 1 86 pouce avec la poulie arriere de prise de force (prix de l’originalité), et quel plaisir de la voir évoluer: merci à « Biquet » son propriétaire. Enfin la coupe de la land la plus baroudeuse a été donné à Marc et Nicole pour leur land traînant une remorque camping donnant un effet de voyage très réaliste et... réellement utilisé. La coupe de la land la plus éloignée a été attribué à Tom, venant d’Allemagne avec « Monthy » sa 88 bâchée. Une bien belle équipe, au conducteur éminemment sympathique et jovial. ![]() Je me permets de conclure: ça fait maintenant quelque 35 ans que je me promène en Land et que j’ai vu quelques rassemblements. Celui-ci fut un des meilleurs, à mettre en ligne avec le Goodwill en Belgique, les Old Landies de Turin, le Guixaro en Espagne. Il n’y en a pas beaucoup, de cette qualité, ou la convivialité l’emporte sur les kékés qui croient à avoir à prouver quelque chose à chaque tour de roue. Le Bann’quat’, lui, a prouvé ‘in se’ ce qu’il fallait prouver: un rassemblement entre AMIS, avec des Land plus que valables nonobstant leur âge. N’oublions pas que TOUS les vraiment GRANDS raids Land-Rover ont été fait par des SERIES !
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