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Rassemblement de véhicules militaires d'époque ainsi que Land-Rover et Santana classiques dans les Pyrenées Espagnoles........Cliquez ici pour les PHOTOS>>
El Guixaró ou
Les ancètres dans la neige et la paella.

par Annette Flottwell, traduction par Takeo De Meter

Pourquoi donc, en venant de Flandre, aller en Espagne début Mars dans une Land-Rover qui a 26 ans et qui est toute aussi étanche que le Titanic? La réponse est simple: parce que nous y étions l’an dernier et que cela nous a plu énormément. Tout autant qu’à ces Allemands qui y viennent tous les ans du fin fond de la Bavière. Le Classic Motor Club Del Bages organise chaque année le plus grand rassemblement Espagnol pour véhicules tout-terrain militaires d’époque ainsi que Land-Rover et Santana classiques de plus de 25 ans d’âge. 2003 en était la 9ième édition.
Ainsi, nous avons chargé notre Land-Rover Stage One (109” V8 essence 135 CV, prototype d’usine 1976) de 500 kilos d’appareils photo et d’une brosse à dents et nous avons pris la route au petit matin pour essayer d’arriver à Carcassonne le soir. Sally, notre Land-Rover, a tenu bon. Mis à part quelque petit problème d’arrivée d’essence, (résolu au moyen du produit-miracle-nettoyant-de-carburateurs de la marque XYZ) notre vieille monture nous servait bien en nous menant à quelque 90-100 kmh par les 2.123 collines de la N20 à Toulouse. Un peu plus à l’est, tandis que le soleil se couchait derrière le décor médiéval de la ville de Carcassonne, nous trouvions notre ami Ben qui nous attendait patiemment au bord de la route. “Excusez-moi”, fit-il, “Il faut que nous passions au pressing avant d’aller à la maison, il faut que je récupère d’abord ma bâche et mes sièges”. Pressing ?  Bâche ?
“Oui, ils étaient trop sales”
Donc, en voilà une autre première pour moi: nous avons donc un ami qui donne sa bâche de toile de sa Land-Rover 88 au pressing pour la faire nettoyer. Comme disait l’Autre: il faut de tout pour faire un monde.
La toile propre récupérée, nous sommes rentrés chez lui et nous avons passé le reste de la soirée à 1. re-monter la bâche en question et 2. re-monter la moitié de la carrosserie du dit véhicule qui avait été repeint pour nous accompagner en Espagne. Je ne savais pas que mon ami Ben était perfectionniste à ce point-là.
Le lendemain, après une bonne nuit de repos, Ben partait en avant et nous le suivions le long des routes très impressionnantes qui nous menaient tout droit à travers des Pyrenées et qui donnaient à Annette, qui conduisait, son exercice de musculature de biceps gratuit, vu que la 109, chargée, n’a que la direction assisté par muscle. En cours de route, nous faisions deux pauses photo.
La frontière passée, nous nous retrouvions sous un soleil éclatant et la bâche toute propre de Ben se vit instamment repliée. Les 50 derniers kilomètres vers Berga s’avalaient sans peine et peu de temps après nous arrivions à l’ancienne colonie d’usine de El Guixaró. On se revoyait, on se saluait et, nous voyions enfin, pour la première fois, La Santana Ligero, splendidement restaurée de Javier de Mazarassa-Coll.
Notre ami Javier est porte-parole du Ministère de la Défense Espagnole et grand amateur des Santana classiques. Il acquérit cette Santana CL Ligero 88” de l’armée où elle servit 10 ans auprès de l’artillerie légère comme véhicule de commandement et après comme véhicule d`écolage dans l’école pour officiers. Javier achetait sa Santana il y a deux ans et il lui fallut plus de temps pour l’immatriculer en civil que pour la restauration entière.<
Auprès de deux Willys de pendant la guerre nous trouvions une Santana 109 Especial Cazorla, qui invitait à la comparaison à notre Stage One: quand Land-Rover lançait la 109 V8 comme modèle intermédiaire entre la Série III “normale” et la 110, Santana sortait sa 109 Especial. Celle-ci, une 109 “ordinaire” reçut une transmission 4x4 permanente à différentiel central bloquable et un moteur diesel ou essence 6 cylindres. La version “Cazorla” étant la version Espagnole de l’équipement de luxe “County” en Angleterre. Son propriétaire l’avait emmenée de Mallorca au Guixaró pour que sa 109 voie la neige pour la première fois.

Nous avions à peine salué tous ceux que nous reconnaissions de l’année dernière, que Ferran -l’organisateur- nous informait qu’il était temps de se rendre au restaurant pour le déjeuner (tous repas et boissons sont compris dans le prix de participation très modeste) très simple: hors d’oeuvre, entrée, quatre plats, café et pousse. Après quoi Ferran, vers 1600 h, donnait le départ pour la randonnée du jour. Il avait prévu la sortie tout-terrain pour le Vendredi car il ne voulait pas que tous les 150 participants s’y mettent tous ensemble et le Vendredi, nous n’étions qu’une trentaine. Comme il avait plu beaucoup, les participants s’en donnaient à coeur joie sur les pistes et dans la boue, le tout se terminant par un passage à gué pour rendre cette boue à l’Espagne. Nous avions perdu notre ami Ben en cours de route, immobilisé quelque temps par un sélecteur de boîte de vitesses récalcitrant. Réparation faite, il lui fallut servir de remorqueur pour une Willys avec un carburateur rebelle.

De retour au Guixaró, on y trouvait la grillade traditionnelle déjà préparée. Vous avais-je dit qu’il vaut mieux ne rien manger pendant trois jours avant d’aller au Guixaró? Le repas était abondant et le vin aussi. Après le repas, pendant la réunion officielle de bienvenue dans la salle de cinéma de l’endroit, on se vit servir cuisses de lapin et de poulet et ceci fut arrondi par quelques verres de rhum épicé contre le froid nocturne. (burp +hic).
Le froid du matin du Samedi nous réveillait de bonne heure et mon thé matinal dégivrait les doigts d’Annette juste à temps pour photographier l’arrivée du Club de véhicules militaires du Languedoc-Roussillon avec leurs Dodge et Jeeps splendides. Après eux, venait la plupart des autres participants: motos BMW, Zundapp et NSU avec side-cars à roue motrice, une Volkswagen “Kuebelwagen” et une “Kettenrad” Opel, le tout en état Wehrmacht 1939-1944 d’origine, et encore plus de Willys et Dodge. Pas de GMC, cette année.

Comme l’année dernière, il y avait aussi les participants uniformés à pied qui representaient toutes les armées de la seconde guerre mondiale, sauf la Japonaise.
Vers onze heures du matin se terminait le petit déjeuner campagnard à base de poulet, pain et vin rouge et on sonnait le rassemblement pour la sortie du Samedi, dont on avait changé l’itinéraire à cause de la neige dans les passage hauts. Les pistes nous menaient cependant dans des endroits magnifiques de la haute montagne dont je ne crois pas que maints touristes les aient vus. Sur les pistes en pentes parfois très raides rugissaient des moteurs qui furent mis en marche pour la première fois il y a soixante ans...
A Santa Barbara, petite localité de montagne, nous attendait le défi du jour: le déjeuner. Quand nous pensions qu’on allait enfin servir le dessert, nous nous rendions compte que nous ne venions que de finir les entrées et les hors d’oeuvre (re-burpe). Et si certains abandonnaient avant la fin, d’autres, plus coriaces, durent mettre les gorgées double aux digestifs. Après le repas, la plupart se délassait au soleil sur le parking ou étaient rassemblés tous les véhicules mais nous, nous suivions un petit groupe qui voulait aller jouer dans la neige. Ceux de Mallorca s`y prirent à la pelle pour couvrir leur Cazorla de neige et d’en faire des photos-souvenir, les conducteurs de Dodge se lançaient des boules de neige. Les Land-Rover Série I et II essayaient de continuer le plus loin possible mais vers 1.750 m d’altitude il devint clair que l’on ne pourrait pas aller plus loin sans chaines. Après les dernières photos de groupe, nous retrouvions la grande route qui nous ramenait au Guixaró.
Les Catalans savent ce que c’est que de faire la fête. Dans la salle, où jouait un petit orchestre très 1940, Ferran commençait la “distribution des prix” provisoire, tandis que nous continuions à...manger. Matthias (Allemagne) reçut un modèle Land-Rover pour sa participation assidue, un autre un prix pour la meilleure restauration etc.
Le dimanche matin, du café fort était fort prisé comme remède contre les maux de tête et les arômes de poulet grillé du petit déjeuner campagnard fit sortir les derniers de leurs tente.
Dimanche, c’était le jour du “marché aux puces” et de l’exposition de berlines anciennes par les autres membres du club: MG, Jaguar, Mercedes et autres. On fit des alignements Land-Rover et Santana et nous voyions 3 modèles différents de la Santana 88” Ligero, par exemple.
Nous avions à répondre une multitude de questions de la part des Espagnols qui n’avaient jamais vu une Land-Rover V8 et avaient peine à croire que des 109 V8 furent produits en série dès 1979 (il y avait un 3,8 l, 6 cyl en ligne en Espagne, mais tellement rare que pratiquement inconnu).

Après l’exposition ouverte au public, nous partîmes pour la courte excursion du Dimanche qui comprenait une petite zone “trial” très amusante. La route se terminait à Puig Reig où l’on voyait apparaître un très rare 3 roues Gilera militaire Italienne de 1942 et où nous pouvions admirer la dernière 109 Santana de 1989: fenêtres, portières etc, comme celles de la 110 Land-Rover, mais sur ressorts à lames et moteur 2,5 l turbodiesel. Il va sans dire que la journée se termina par le déjeuner du Dimanche, accompagné d’une chorale classique et terminé par la distribution des derniers prix: Javier obtint une Isetta à l’échelle 1:18 et Annette reçut une splendide 109 ambulance.
Vers six heures on se dit au revoir et à l’année prochaine. En 2004 nous espérons y voir plus de participants étrangers, des Franéais en Série 1, peut-être quelques Suisses et qui sait ce que les Autrichiens pourraient trouver en matière de Steyr-Puch classiques ?

Annette et Takeo PHOTOS